Intolérance aux ondes électromagnétiques et accident de travail

17 Oct

 

Le courriel reproduit ci-après a été envoyé par l’association Robin des Toits . Il fait état d’une décision importante prise par une instance administrative : la reconnaissance de l’intolérance aux ondes électromagnétiques actée comme accident du travail, par un Tribunal des affaires de sécurité sociale 

C’est un grand pas pour les électro-hypersensibles (EHS) et un début de petit pas éventuel pour les cibles de harcèlement électronique , puisque les méfaits des ondes électromagnétiques sont enfin reconnues et  qu’un individu devenu intolérant et malade  par ces ondes ,  n’est pas traité de malade mental.

Le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) règle des conflits de type administratif . Il peut être saisi pour contester une décision prise par la Commission de recours amiable (CRA)
Le Tass se situe souvent dans l’enceinte d’un TGI.
Cette procédure devant le Tass  est gratuite et le plaignant peut se présenter seul à l’audience s’il le désire.

Comme suit :

Exposition aux ondes et accident du travail : jugement du TASS de Versailles  

« Un homme diagnostiqué électrosensible a été reconnu victime d’un accident du travail en raison de son intolérance aux ondes électromagnétiques par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) des Yvelines, une première en France selon son avocat. » (AFP 10 Octobre 2018)

On connait les raisons politiques et économiques qui font que le lien entre exposition aux ondes électromagnétiques et électrohypersensibilité n’est pas reconnu dans nos sociétés qui s’orientent vers le tout connecté et les villes dites faussement « intelligentes ».

Des témoignages nous parviennent de personnes électrohypersensibles obligées de quitter leur travail malgré une reconnaissance médicale de leur symptômes et une demande de réaménagement de leur poste de travail.

Il faut accorder au jugement du tribunal des affaires sociales des Yvelines l’importance qu’il mérite quant à la non prise en compte de l’expertise affirmant les causes psychiatriques du malaise du salarié en cause. Un tel diagnostic a été trop longtemps servi, et avec parfois grand mépris, dont on connait cependant les tenants et les aboutissants.
Il est heureux qu’un tribunal n’en tienne pas compte pour se référer par contre aux symptômes et aux recommandations de la médecine du travail, en accordant foi à un deuxième rapport d’expertise faisant état de la « compatibilité avec un malaise par hypersensibilité aux ondes électromagnétiques ».

Robin des Toits ne peut que se réjouir d’un tel jugement, espère que d’autres tribunaux emboiteront le pas du TASS de Versailles et que cela pourra redonner auto considération et espoir de solution aux personnes se trouvant dans la même situation que ce salarié.

Pierre-Marie Théveniaud
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 55 rue des Orteaux 75020 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33

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