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HCE – un crime parfait

30 Août

Cette traduction libre, rapide , sans autorisation est celle d’un commentaire sur un bouquin de 2016 et édité à compte d’auteur. 

L’original est à : 

Book review: A “Perfect” Crime

L’introduction précise : 

La généralisation de la surveillance a entrainé un mouvement mondial de réaction de personnes déterminées à se défendre de ce qu’elles présentent comme une traque continuelle  avec manipulation.  Le livre commenté mentionne cette situation décrite par un australien.

Le commentateur est Bill Rowlings , représentant  du Mouvement des droits civils australiens 

https://www.australianoftheyear.org.au/honour-roll/?view=fullView&recipientID=262

 

Dans le secteur des libertés et des droits, vous entendez beaucoup parler de « dérangés » (Nutters ).

Au cours des deux dernières années, un individu habitant   Perth nous a envoyé des courriels qui disaient qu’il était systématiquement harcelé tout le temps  par des agents de surveillance  et harcelé au téléphone jour et nuit, ce qui perturbait  son sommeil.

Comment puis-je savoir, d’un  bout du continent à l’autre, si ce qu’il dit est vrai ou s’il est un «taré»?

Si cela est vrai, que peut faire un défenseur des libertés civiles ? Il pourrait y avoir de vraies personnes envahissant sa vie privée, mais nous avons peu de réponse  pénale contre quiconque le fait subrepticement, sans contact physique, et  sans aucun délit   d’atteinte à la vie privée,  pour pouvoir poursuivre une personne au civil, même si vous pouvez l’identifier. Quel que soit le type de réparation envisagé, vous devez convaincre un tribunal, sur la base de preuves, généralement obtenues  de la police. Mais comment la police peut-elle attraper des gens que vous  ne pouvez  ni voir ni entendre?

Pour ce qui est des preuves irréfutables, il y a peu de  gens  qui soient généralement capables d’en fournir,  que ce soit à moi ou à des  policiers , à des politiciens ou à des médiateurs, ni à aucune des dizaines de personnes et de corps constitués  fréquemment approchés par les harcelés pour tenter de trouver quelque aide ou réaction  sur ce sujet.  

Comment prouver que vous avez entendu des voix la nuit  et que personne d’autre n’en entend ? Comment  pouvez-vous photographier des personnes  à l’ extérieur de votre maison,  dans le noir , alors que  les voisins ne voient  rien,  ni personne ? Comment  pouvez-vous enregistrer  les sons que vous  seul entendez ?

Un jour, tout récemment, j’ai répondu à un individu  de Perth pour la cinquième fois et lui ai suggéré de s’adjoindre une aide psychologique pour faire face à cette  perception d’être surveillé ou traqué. Qu’il soit réel  ou non, le problème le tracasse : il le perçoit et un psychologue pourrait peut-être l’aider à gérer cette perception, réelle ou non, ai-je suggéré. Cette  suggestion qui a traversé le continent a bien sûr échoué comme un ballon en plomb essayant de voler contre  le vent d’est en ouest,  à travers l’Australie.

Et voilà que  dès le lendemain, de manière complètement inattendue , un bouquin expédié par courrier m’est arrivé  sur ce même sujet , écrit par quelqu’un qui habite  à  environ  20 km de  chez moi,  à l’est du continent.

Le titre de ce libre  « Un crime parfait «  racontait des anecdotes en tous points semblables à celle de l’individu de Perth .

Ce livre de 256 pages, publié à compte d’auteur , était de Mr Sneider et relatait ce que l’auteur désignait comme «  un témoignage de victime à la première personne , sur le harcèlement en bandes organisées en Australie «

Il précisait qu’il y parle d’une :

«Activité criminelle bien organisée et bien planifiée… avec un financement apparemment illimité pour mener des attaques presque nocturnes pendant plus de 6 ans sur un citoyen innocent et  respectueux de la loi.»

Il a également déclaré qu’il y avait des rapports dans le monde entier sur ce type d’activité criminelle et que la preuve documentée de son existence ailleurs dans le monde,  était abondante. M. Sneider, un Américain-Australien, a déclaré qu’il existait plusieurs « types   de surveillance » – un travail pour lequel il a vu des publicités en ligne – dans son cas:

«Plusieurs auteurs et groupes  d’agresseurs et  des rotations de groupes  d’agresseurs même au cours de la même nuit, ou encore de la semaine, du mois ou de l’année, ».

Pour le moment , je suis enclin à être un peu sceptique quant à toute cette attention sur un  homme « innocent » , ce que M. Sneider dit être: 

J’ai lu quelque part qu’il en coûterait  environ 2m de dollars /an à l’AFP ou à ASIO pour mettre en place une surveillance H/24 sur un citoyen australien; ce qui fait penser qu’une telle surveillance par des espions supposerait que la cible soit d’une réelle importance.

Et encore , il se peut que ce coût de surveillance, n’inclut pas l’utilisation de haute technologie, d’appareils  de type militaire électronique , ultrasonique , et qui permettent des attaques à distance avec garantie  de relative impunité et d’efficacité et tels que Mr Sneider croit qu’on  les utilise contre lui.

Cette technologie inclurait également l’usage de neurophones ou d’appareils produisant des voix dans  le crâne , mais aussi  des «armes et équipements  électroniques de projection sonore à micro-ondes , en particulier dans les  attaques destinées à la  privation de sommeil»

A cela s’ajouteraient des scanners à micro-ondes et des radars pour voir à l’intérieur de la maison de Mr Sneider

De toute évidence, les nuits dans la région de Belconnen, dans le nord de Canberra – un lieu habituellement supposé calme  comme un dodo à  la nuit tombée – sont pleines d’activité… mais seul M. Sneider en fait l’expérience. Il reconnaît que:

«… Mes voisins ne sont pas au courant de l’existence d’ un harcèlement criminel en bandes organisées  dans notre quartier. Il n’y a donc pas de «témoins oculaires» à l’appui des activités criminelles ou des observations de l’ auteur. ».

Je pourrais continuer encore et encore à répéter les affirmations de M. Sneider: il le fait pour 240 pages supplémentaires, qui comprennent environ 150 pages de son journal personnel.  

Il  y reconnaît  encore l’impossibilité de faire prospérer une plainte au pénal auprès du tribunal local. 

Et ce : 

«… En raison de la quasi-impossibilité de prouver avec précision qui, parmi les nombreux délinquants opérant en équipes, avec rotations d’équipes  et utilisation d’appareils de guerre électronique avancés, est la personne qui a  ainsi enfreint les lois interdisant le harcèlement criminel, qui a proféré des menaces de mort  ou encore qui a menacé d’infliger des  lésions corporelles graves ».

M. Sneider appelle ce qu’il a vécu un crime « ciblé »,

« Il est presque impossible ou irréalisable de prouver qui sont exactement les auteurs de ces crimes, cela équivaut à ce qui est largement reconnu comme un crime » parfait « ou insoluble ».

Le point le plus intéressant, cependant, est la description d’un voyage aux États-Unis pour rendre visite à son père mourant en 2003. Il admet être «naïf».

«J’avais beaucoup de bagages et dans certains de ces sacs, il y avait des outils en métaux lourds, du matériel photographique, du matériel électrique et des fils de compteurs, de longues baguettes de soudage spéciales enroulées dans les sacs, des disquettes, du matériel informatique, etc. Je ne me suis pas rendu compte que l’Autorité de la sécurité des transports pourrait être vraiment effrayée par certaines des choses apparaissant sur les rayons X dans les bagages de quelqu’un venant d’un pays étranger…  »

Et c’est avec cela qu’a commencé une altercation  avec une employée  du service de sécurité  ( Transportation Security Authority)  à l’aéroport. Une fois aux États-Unis, il s’était  dirigé vers sa réservation dans un motel de Las Vegas où il venait d’arriver  et où se tenait – à son insu –  une convention de musulmans.

M. Sneider pense que l’employée de la sécurité  de l’aéroport l’a «signalé» sur la liste de surveillance à la frontière américaine. Ou peut-être avait-il été  inscrit sur une liste « à surveiller » parce qu’il avait envoyé un message chez lui à propos de la petite voiture bon marché qu’il avait louée, l’appelant « bomblet »  à la manière australienne de parler. 

À partir de ce moment-là et jusqu’à onze ans plus tard, M. Sneider a déclaré avoir été victime de harcèlement criminel en bandes organisées, terme que je n’avais pas encore entendu avant la publication du livre de M. Sneider. Mais, selon CBS Atlanta, il y aurait  apparemment une communauté mondiale de harceleurs  de ce type , en train de proliférer – les stalkees –

Une  autre vaste communauté en ligne s’est lancée dans la lutte contre ce qu’elle appelle le «harcèlement criminel», avec la diffusion de milliers de sites Web, de vidéos et d’événements organisés pour ( par)  les adhérents   du mouvement. Ceux qui croient qu’il existe des «harceleurs en bandes organisées » existent publiquement et expriment ouvertement  leur inquiétude quant à l’existence d’une forme systématique de poursuite physique et électronique d’individus «ciblés»  et menée par des entités gouvernementales et des entreprises.

Le vocabulaire varié comprend: «individu ciblé ou TI, harcèlement électronique et contrôle de l’esprit (ESMC), harcèlement criminel en réseau ,   harcèlement criminel multiple ou traqueurs multiples, harcèlement criminel organisé, harcèlement criminel de vengeance, harcèlement criminel  de surveillance, harcèlement en groupe, harcèlement criminel de provocation , et « gas lighting » terme tiré du film , surveillance orwellienne , agent,  harcèlement criminel, harcèlement criminel, harcèlement criminel, harcèlement criminel film « Gaslight »), gestionnaire de la surveillance orwellienne (« 1984 »),  allégation de comportement déviant,  campagnes de bruit,  psychotronique, théâtre de rue,  et encerclement.  »

 http://tinyurl.com/ou47p7y

Ce n’est  sans doute pas pour rien que j’avais  évité  ce sujet jusqu’à présent , car j’avais vu le film effrayant « Gaslight « , dans mon enfance et je n’avais  plus jamais été pareil depuis. Cependant, les personnes qui aiment les histoires « bizarres « ,  qui aiment les romans noirs  et qui n’ont aucune difficulté à s’endormir le soir ,  pourraient vouloir acquérir un exemplaire de « Un crime » parfait « .

Le récit de M. Sneider est-il vrai? Je ne peux pas le dire, mais je garde l’esprit ouvert, parce que…

« Il y a plus de choses dans le ciel et la terre, Horace, que ce qu’on croit… » ( Hamlet ( 1.5.167-8)   de Hamlet à Horace . … Et cela avait été énoncé bien  avant les téléphones mobiles, les appareils électroniques sophistiqués, et les logiciels espions.

DÉTAILS: ’Un« crime parfait » est publié aux éditions de poche et ebooks par xlibris.com Bloomington IN USA. Il est disponible sur Angusrobertson.com.au (44,99 $), bookworld.com.au, bookdepository.com.au, fishpond.com.au, etc.

ISBN de poche 978-15035-9446-2 ISBN ebook: 978-15035-0446-9

* Bill Rowlings is CEO of Civil Liberties Australia.

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