Les revirements

17 Juil

Il s’agit d’une forme de harcèlement active et hostile qui avait  déjà été  observée et décrite sur les blogs http://etouffoirdefemmes.posterous.com  et  sur celui-ci http://lezarceleurs.posterous.com  .

Ce dernier blog a la particularité de disparaître régulièrement du web par hacking. Il semblerait que malgré toutes les précautions prises, un  ou des hackeurs se rende(nt) maître(s) de mon ordinateur et  modifient le paramétrage du  blog  lors du copier-coller de mes textes .  Ce copier-coller n’est en effet pas instantané  . Et par ailleurs les fonctions  (customize) qui permettent de faire les vérifications  et corrections , me sont rendues inaccessibles.

Les situations de  retournements dont il s’agit ici,   sont constituées d’  une forme d’ hostilité soudaine . Elles émanent  d’ inconnus qui,  jusqu’avant,  s’étaient conduits normalement c’est-à-dire avec une indifférence polie.  Leur comportement ,  transformé par une demande ou une suggestion d’un tiers aussi  inconnu d’eux  que  de moi,  se révèle  tout soudain hostile . Le tiers inconnu leur a donné la possibilité ou la consigne d’être agressifs et /ou grossiers. Et ils s’exécutent .

Comme souvent dans ce type de harcèlement anodin à l’unité, c’est l’effet de masse et le revirement brusque et non motivé personnellement  des personnes qui le mettent en œuvre  ,qui surprend le plus.

1)     Pour aller observer les baleines au large  d’Olafsfjördur,  nous,  soit trois italiens , deux danois avec qui j’avais fait le trajet en parlant,  et moi , étions monté à bord du Knörrin.

 Le guide du tour était aux petits soins pour ses clients  avec des explications pour chacun . Les danois  avaient continué d’être aimables et polis.  Deux des italiens  étaient polis/ indifferents.  Le troisième (N°3)  avait commencé son  harcèlement à l’achat des tickets, en prenant mon tour . Une fois à  bord , il s’était affairé avec son portable et de multiples appels avant de commencer ses imbécilités, commentant chacune de mes phrases , avec en premier   «  et alors, vous allez faire votre rapport à National Geographic ? «  Le reste à l’avenant.

Au bout de deux heures d’observations fructueuses, mais glaciales , j’étais descendue me réchauffer  un petit ¼ d’heure en cabine. En remontant, c’est l’atmosphère qui était devenue glaciale pour la dernière  heure .

Le guide m’avait évitée  ostensiblement   ne répondant  plus à mes questions que par des signes. Pouce en l’air, pouce en bas . 

Les danois m’évitaient  tête baissée.  Une fois à terre,  avec un chemin de retour  commun, ils  avaient accéléré pour prendre de la distance, traversant même  la route pour éviter  le dialogue que j’avais engagé.   Grotesque.

2 – Attendant devant l’hôtel 66    le bus du dernier tour que j’allais faire ,  j’avais eu la plaisir  de la conversation de l’autre client  qui poireautait avec moi.  Cet  anglais loquace avait  occupé notre temps d’attente  en parlant de son expérience de professeur d’anglais à des moinillons népalais, m’assurant  que le meilleur restaurant du monde se trouve à Tokyo et décidant à haute voix  que son actuel séjour en Islande serait impérativement gastronomique.

Cet  anglais voyageur apparaissait marrant, gentil et courtois.

 Il faut se souvenir ici,  que les  situations  de harcèlement en réseau obligent  à observer et retenir  les détails ,  pour  permettre  les éventuels liens d’explication de l’improbable ou de l’impensable qui est le lot quotidien des cibles.  Quand l’endroit  ou  les circonstances  ne se prêtent  pas aux bizarreries de la technologie, il faut compter sur  celles des humains.

L’anglais s’était installé à l’arrière du bus .  J’étais restée devant, avec derrière moi, un homme hyper discret et son fils. Dès le premier arrêt, cet homme peu causant, avait eu un très long conciliabule avec le guide.

A l’arrêt suivant,  l’aparté à voix basse avait été entre le guide et l’anglais .  Mon approche inopinée les avait fait bizarrement  se taire.

C’était parti.

Après ces deux messes basses,  j’avais noté, dans le désordre,   le revirement de comportement  de l’ensemble des  clients de ce tour à l’exception de deux français restés polis.

La japonaise refusant que je m’assois à sa table pour le déjeuner.

Le guide me fermant la porte du bus au nez au  prétexte que tous les autres étant déjà là il n’avait pas de raison de m’attendre , et me menaçant de me laisser sur place la prochaine fois. Pourtant quand le français avait quitté le groupe à plusieurs reprises, il ne l’avait ni menacé ni mis devant le fait accompli d’une porte fermée !

L’anglais qui  ne me voyait plus,  passait près de moi, le pauvre, en baissant la tête, évitant tout contact.

 Un  vieil italien m’avait  poursuivie  avec des enfantillages de débile.  Il voulait  me faire répéter en italien , une langue que je ne parle pas,  la prochaine heure de départ du bus.

 Sa femme avec qui j’avais eu  précédemment un long et aimable échange en français  , voulait avec insistance des précisions sur ma nationalité. Comme si elle avait un droit de regard.

Une autre italienne , jeune de 20 ans, m’avait regardé  d’un air excédé quand je lui avais adressé la parole.  

Et finalement , l’homme discret ,  FM  de service,  ne m’avait parlé  que pour me préciser  qu’il manquait de sommeil !  ( moi aussi , grâce à ses frères  et depuis longtemps)

Mais, curieusement,  au moment où tout le monde s’endormait dans le bus, et alors qu’il aurait pu se reposer un peu,  il s’était mis à poser des questions obligeant le guide à reprendre son micro pour des explications qui avaient été intarissables.

En quittant le bus le premier , le FM avait laissé un pourboire royal et inhabituel ,  évitant  de justesse que son fils tout émoustillé par cette partie de chasse  à la femme, ne me prenne en photo au dernier moment. Il croyait ne pas avoir été repéré.

 Lorsque j’étais descendue , au deuxième arrêt, le guide y avait été de sa plaisanterie imbécile sur le nom de mon hôtel. C’était également celui de l’anglais.

Ces deux dernière anecdotes montrent de nouveau  la fabrication de situations de brimades et de grossièretés  mise en musique par un inconnu et acceptées comme allant de soi  dans un consensus destructeur presque général.

Le but est bien sûr d’isoler la cible et éventuellement de la pousser à des réactions incongrues qui pourraient entrainer  une escalade  continue de réactions en bande.

Mon hypothèse d’explication  est simple,  parce qu’ habituée depuis longtemps  aux pitreries malsaines des frères. … et de certaines sœurs ! L’homme discret ,  FM de service  avait transmis sa consigne  de malfaisance au  guide . Ce dernier collaborant déjà beaucoup trop,   avait pris l’anglais comme relais.

 A la descente du bus, devant l’hôtel, l’anglais n’osait toujours pas me regarder .

Mais, avant de partir  , j’avais remercié pour ce « nice tour ». L’italienne avait failli s’étrangler  en répétant ces deux mots comme si elle avait vidé sa poubelle. Il n’y avait pourtant pas d’erreur possible.  C’était bien le tour que j’avais qualifié  de « nice »     mais certes,   ni le guide harceleur payé ,  ni les »perps. » du jour.

Le bon sens et la constante courtoisie  des deux français  nous situaient tous les trois hors du cercle de  la bêtise contagieuse  du frère aux  airs distants  et au large pourboire.


 

 

 

 

 

 

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